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L’ouverture du diaphragme

Le diaphragme telle la pupille de notre œil est une des pièces maîtresses de l’objectif.

En effet le diaphragme s’ouvre et se ferme plus ou moins afin de laisser rentrer la lumière que va saisir le capteur.

Sur les anciens objectifs on trouvait une bague de diaphragme. Cette bague permettait d’ouvrir ou fermer le diaphragme selon nos besoins. Aujourd’hui l’ouverture se règle électroniquement via une molette de l’appareil photo ou sur l’écran et dans le menu. Mais en utilisant certaines bagues, comme par exemple celles qui permettent de monter un objectif Nikon sur une monture Canon EF, ou Micro 4/3 on peut régler manuellement l’ouverture du diaphragme.

Le diaphragme permet ainsi de paramétrer l’ouverture qui est avec la vitesse un des paramètres essentiel à la prise d’une photo qui rappelons-le, pour être réussie doit être bien exposée.

Cette ouverture est aussi un critère de choix de l’objectif. En effet en général les objectifs qui permettent une grande ouverture sont assez coûteux.

L’ouverture s’exprime selon le nombre F divisé d’une valeur.

F/1,2 – F/1,4 – F/1,8 – F/2,8 – F/3,5 – F5,6 etc Jusqu’à F/22

Plus la valeur est petite (F/1,2), plus l’ouverture est grande et inversement, plus la valeur est grande plus l’ouverture est petite (F/22).

Sur les appareil photos on peut passer en mode A ou Av qui accorde la priorité à l’ouverture. Dans ce mode A ou Av on va donc pouvoir régler l’ouverture qui restera constante et la vitesse d’obturation variera automatiquement pour ajuster la bonne exposition. C’est le posemètre de l’appareil photo qui calcule automatiquement la vitesse d’obturation.

Quelles sont les deux raisons d’acheter un objectif qui offre une grande ouverture (F/1,4 à F/2,8) ?

Eh bien ces objectifs à pleine ouverture (c’est-à-dire à leur ouverture maximale) permettent de faire rentrer plus de lumière. Ca peut être très intéressant si on doit prendre des photos en conditions de faible luminosité (le soir, la nuit, à l’intérieur d’une pièce). Mais la grande ouverture permet aussi d’obtenir un flou d’arrière-plan qui peut être très esthétique. Ce flou est appelé bokeh.

Bouton de test de profondeur de champ

Le diaphragme reste ouvert au maximum lors de la mise au point et de la visée. Il ne se ferme qu’au déclenchement. On ne peut donc pas savoir qu’elle est l’influence de nos réglages d’ouverture à moins d’appuyer sur le bouton de test de profondeur de champ qui ferme le diaph et nous donne un aperçu du résultat que l’on obtiendra en photo.

En mode Live View (éclairage de l’écran à l’arrière de l’appareil photo), le diaphragme reste ouvert selon le paramètre d’ouverture défini.

Un peu de mathématique

Il a été défini une suite géométrique de raison V2 (soit environ 1,4) qui permet de quantifier la perte de lumière. Ainsi à chaque fois que l’on réduit l’ouverture d’une valeur de diaphragme (diaph) on divise par deux la quantité de lumière qui va atteindre le capteur.

Voici ces valeurs d’ouverture qui a chaque fois que l’on passe à la suivante divise la quantité de lumière par deux.

1 : 1,4 : 2 : 2,8 : 4 : 5,6 : 8 : 11 : 16 : 22

1 x 1,4 = 1,4

1,4 x 1, 4 = 2

2 x 1,4 = 2,8 et ainsi de suite.

Il faut également savoir que pour diviser par deux la quantité de lumière qui frappe le capteur on peut aussi au lieu de jouer sur l’ouverture, changer la durée de l’exposition, c’est-à-dire la vitesse d’obturation. Ainsi à chaque fois que l’on double la vitesse, on diminue par deux la quantité de lumière.

Mais à quoi cela peut servir ?

Voici un exemple concret. Si vous voulez photographier une cascade en pause longue. En mode priorité à l’ouverture Av ou A, l’appareil va vous indiquer par exemple F/11 – 1/200s. La vitesse de 1/200s est trop rapide, elle va figer l’eau et vous n’obtiendrez pas un effet de filé. Il va falloir donc restreindre la quantité de lumière que va saisir le capteur. Pour cela vous pouvez passer votre ouverture à F/16 vous diminuez ainsi par deux la quantité de lumière. Votre appareil vous indique alors : F/16 – 1/100s. C’est bien mais pas encore suffisant pour obtenir un filé d’eau. Voyons de combien de fois il faut diviser la quantité de lumière par deux pour réduire suffisamment la vitesse d’obturation. (1/100s : 2 = 1/50s (1/50s) : 2 = 1/25s (1/25s):2 = 1/13s (1/12s)/2 = 1/6s

Il convient donc de perdre encore au moins 4 stops pour suffisamment abaisser la vitesse d’obturation. Il conviendra de mettre un filtre ND (Neutral Densité, gris neutre) devant la lentille de l’objectif pour limité la quantité de lumière de 4 stop, donc ou moins un filtre ND16 (4 stops), ND 32 (5 stops) sera plus sûr, voire au-delà pour augmenter encore davantage le temps de pose.