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Les bases de la vidéo

Pour filmer il est important de bien connaître les bases de la photographie. C’est pour cela que ce site traite de l’image au sens large qu’il s’agisse de photo ou de vidéo. Une vidéo correspond à une succession d’images animées (comme un time lapse). La réussite de la vidéo sera conditionnée par la bonne exposition de ces images, leur fluidité et leur stabilité.

Pour ce qui est de l’exposition, les règles sont les mêmes qu’en photo, à un détail près : la vitesse d’obturation est en général fixée à 1/50s quand on filme à 25i/s.

Cette faible vitesse permet obtenir des images avec un faible flou de mouvement (motion blur) qui donne plus de fluidité et de naturel.

Si on filme en 25 images par seconde à 1/500s de vitesse d’obturateur (shutter speed), ces 25 images aux mouvements figés donneront une impression de saccade assez désagréable à l’œil. Ce style peut cependant parfois être recherché notamment dans les scènes de guerre pour donner un côté stroboscopique.

La cadence d’image en vidéo en Europe (norme PAL ou SECAM) est de 25i/s (frames per second, fps), aux USA elle est de 30 fps (c’est lié à la norme NTSC). Pour le cinéma, les films sont tournés en 24 images par seconde.

Enfin depuis quelques années, les cadences augmentent. La plupart des caméras permettent de filmer en 50i/s, 60i/s et au-delà de 120i/s.

Cela permet essentiellement de pouvoir effectuer des ralentis (slow motion) soit directement lors de la prise de vue, soit en post-traitement, au montage.

Les formats et la définition

Les formats évoluent avec les modes et la définition s’accroît avec les progrès technologiques.

SD (720 x 576 pixels) : correspond au format DVD.

HD (1280 x 720 pixels) on entre dans la haute définition.

Full HD (1920 x 1080 pixels = ) : plus de 2 millions de pixels, c’est actuellement la définition la plus répandue.

Ultra HD (3840 x 2160 pixels), plus de 8 millions de pixels, c’est une image quatre fois mieux définie que le Full HD. Il suffit de réduire son échelle de 50% au montage pour obtenir un recadrage Full HD dans la time line.

4K (4096 x 2160), c’est du véritable 4K, car on dépasse les 4000 pixels en largeur.

6K, 8K (7680 x 4320 pixels), on entre de le domaine de la très haute définition en vidéo, réservée essentiellement au très onéreuses caméras de cinéma.

Formats (rapport largeur/hauteur de l’image)

4/3 (1,33:1)

16/9 (1,77:1)

2,35 : 1 (cinémascope)

Ce qui fait la richesse de la vidéo c’est le mouvement. Le déplacement de sujets dans le champ ou les mouvements de caméras, voire les changements de mise au point.

Dès que vous entreprenez d’amener du mouvement par le biais d’un travelling (mouvement latéral ou d’avant en arrière), mouvement de grue, ou usage d’un stabilisateur, il faut que ce mouvement soit fluide, sans vibrations ni à-coups. Ca rendra en effet la scène filmée beaucoup plus captivante et harmonieuse sans perturber sa lecture.

Les séquences vidéos peuvent être traitées comme des photos. Modifier leur colorimétrie, leur contraste, les retoucher est possible. Cependant c’est plus complexe.

Prenons un exemple tout simple. Si en photo vous avez une poussière ou tache sur le capteur qui va être visible sur votre image, un coup de tampon pour l’éliminer avec Photoshop ou Lightroom est simple et rapide. Vous rajoutez de la matière, ça ne bouge pas, tout va bien. En vidéo, dès lors que vous avez du mouvement dans l’image (et c’est le but de la vidéo) du fait du mouvement de la caméra ou des sujets filmés qui se déplacent, ces taches vont être très visibles et bien plus compliquées à effacer sans que ça se voit.

Par exemple si vous faîtes un mouvement de caméra dans le ciel, la tâche va garder une position fixe mais le mouvement avec le ciel bleu et les nuages qui défilent va la mettre en évidence. Il en va de même pour les corrections colorimétriques qui peuvent poser problème.

Enfin pour bien traiter les images, plus vous enregistrez avec un gros débit plus vous conservez des informations qui vous permettront de faire des modifications. Mais les fichiers deviennent vite très lourd. Le stockage des séquences, des rushs est une grosse contrainte de la vidéo. Ca représente vite des dizaines de gigaoctets.

Quand on parle de vidéo, on doit aussi évidemment d’intéresser à l’audio, c’est-à-dire à la captation du son, grâce à un micro.